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  • Stéphanie Grimaud

OUVRIR LA PORTE AUX RESSENTIS





Texte de Bethsabée IFRAH-DOUBEZ, sophrologue. https://www.relaxation-dynamique.fr/2013/10/ouvrir-porte-ressentis/ "Il suffit d’ouvrir la porte. La sophrologie est une éducation, une rééducation aux sensations. Qu’est-ce que ressentir ? Les adultes, et de plus en plus d’enfants, ne savent plus. Ils ressentent leur mal de dos, de jambes, ils ressentent la douleur.

Certains ne savent plus quand ils doivent manger. Ils ne ressentent pas la faim. Tout est enfoui. Alors beaucoup se tournent vers des sensations fortes : sports extrêmes, films d’horreur. Ou vers une alimentation excessive.

Uniquement pour retrouver des sensations.

Comment réapprendre ? Très simplement, en acceptant de se poser, de se pauser et d’entrer en contact avec soi-même, pour le meilleur et pour le… meilleur. Chaque séance de sophrologie est unique, vécue « comme si elle était la première ».

Séance après séance, mais toujours observateur attentif de ce qui se passe en nous. Accepter un temps de ne plus tout contrôler. Nous contrôlons déjà tellement de choses dans une journée… et dans une vie.

Je le dis aux personnes que j'accompagne : « il suffit d’entrouvrir la porte ».

La porte des émotions, la porte des « je sens », des « j’expérimente » et la porte des « j’accepte ». Au début on ressent de la chaleur… peut-être, ou des picotements… Entrouvrir, et peu à peu, le corps se fait entendre, se met à dire.

Le corps, la peau, les muscles et finalement notre être en son entier.

Sensations, sentiments sont autorisés à se montrer, timidement d’abord. Sans plus aucune peur de recevoir ce qui est.


Ci-après quelques phrases glanées ici et là : « J’ai eu la sensation pour la première fois d’être bien dans mon corps de femme » « J’accepte d’être en colère, non, en fait… j’accepte de ne pas accepter d’être en colère » « Je flotte et en même temps je suis tellement là » « A ma place et légitime à exister, oui c’est ça que je ressens » « Je ne savais pas que j’étais pleine de douceur. Je me croyais pleine de révolte » « La joie coulait dans mes veines »

Chaque pratique de sophrologie est ainsi une invitation au lâcher prise. Lâcher prise ne veut pas dire renoncer ou cesser d’agir. C’est au contraire se mettre dans une posture mentale et corporelle autre.

Acte conscient et acte de confiance.

Accepter ses propres limites, voir les autres également tels qu’ils sont, faire de l’instant présent son meilleur ami. Alors c’est vrai les peurs sont là, s’accrochent. Les larmes montent aux yeux, les mains se tortillent. Que vais-je découvrir que je ne sais déjà ? Puis-je m’effondrer et me relever ?

Pour les personnes qui sont dans mes groupes il faut du temps, temps pour faire confiance aux autres, temps pour se voir dans le regard des autres sans être jugé.

Du temps. Et pour la sophrologue que je suis il a aussi fallu du temps, et rien n’est gagné pour toujours. Je me souviens d’un stage de perfectionnement en sophrologie où je me suis laissée aller, sans vouloir arrêter les larmes, confiante dans le regard des autres, bienveillante envers moi-même. Ce jour-là j’ai trouvé l’apaisement.

Alors, osez simplement ouvrir la porte."



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